Par Guy Laliberté
Je me suis donc réveillé un peu confus vendredi, en traînant de la patte après une nuit presque blanche. Mon entraînement ce jour-là était difficile : c’était mes classes et pratiques de survie si, par exemple, le Soyuz atterrit dans l’eau, ou les montagnes, ou prend feu.
La pratique la plus difficile était en après-midi, avec la simulation du Soyuz supposément dans l’eau. C’était la première fois qu’on expérimentait le Soyuz comme lorsqu’on va revenir, avec tous les bagages autour et les portes fermées. J’ai eu un petit choc de voir le peu d’espace disponible (surtout qu’on avait un entraîneur assez colosse placé entre nous deux)!
Pendant 2 heures donc, l’exercice était d’enlever notre scaphandre et de revêtir notre combinaison, notre jumpsuit d’hiver, un autre suit imperméable, notre bouée de sauvetage… alouette! Il faut savoir qu’on doit se changer dans un espace aussi restreint en largeur que l’équivalent d’une personne. Je crois bien avoir perdu 2 kilos pendant cet exercice!
Le tout se passait en compagnie de l’équipe de rescue (qui sont les premiers qui arrivent sur les lieux quand on atterrit) dans un vieux hangar où étaient entreposés de vieux Soyuz et des drapeaux de l’Union Soviétique.
Après cette expérience, je me suis tapé un bon 2 heures de natation dans l’eau fraîche. Mmmm : pure délectation! J’ai conclu ma journée avec mon C.A. de ONE DROP (pour rester sur le thème de l’eau)!