Le Cambodge est considéré comme l’un des pays les plus pauvres du monde, avec un produit national brut (PNB) de 480 $ US par habitant. Le pays compte 13,8 millions d’habitants et 77,7 % des personnes vivent avec moins de deux dollars par jour. Sur ce nombre, 4,5 millions vivent dans une pauvreté extrême, avec moins d’un dollar par jour. Dans le segment regroupant les 20 % les plus pauvres de la population, le taux de mortalité infantile est de 110 décès pour 1 000 naissances. Dans l’ensemble du pays, le taux d’alphabétisation des 15 ans et plus est de 73,6 % et l’espérance de vie, de 56,1 ans.
Les ressources hydriques du pays sont dominées par le bassin versant du, fleuve Mékong qui occupe 86 % du territoire cambodgien, et par le système Tonlé Sap (constitué du fleuve et du lac du même nom), qui subit d’importantes variations déterminées par le cycle annuel des saisons. La saison sèche s’étend de décembre à avril et est suivie par les inondations de la mousson, de mai à octobre. Le ruissellement des eaux dans le système Mékong-Tonlé Sap varie selon les saisons et change de direction deux fois par année. Durant les pluies de la mousson, les eaux coulent du Mékong en direction du Tonlé Sap. Ce grand lac peut alors s’étendre de manière considérable et sa superficie peut passer de 2 500 km2 à 15 000 km2, avec un volume d’eau atteignant environ 70 milliards de m3. En novembre, à la fin de la saison des pluies, quand le niveau du fleuve Mékong descend, les eaux coulent dans le sens inverse, allant du Tonlé Sap vers le delta du Mékong.
Le climat est de type humide de mousson. La précipitation annuelle moyenne est de 1 463 mm, mais elle peut varier selon les régions. Le régime de pluie est bimodal, avec deux périodes de pluie importantes en juin et en septembre/octobre. La mousson du nord-ouest apporte 90 % des pluies, qui peuvent atteindre 3 000 mm dans les zones montagneuses. L’abondance des précipitations varie d’une année à l’autre et parfois, ces pluies abondantes peuvent engendrer d’importantes inondations qui entraînent de lourdes pertes aux plans de la production agricole, des propriétés et des vies humaines.
Durant la période de sécheresse, qui s’étend de décembre à avril, la production agricole est très limitée, car seules quelques rares régions du pays sont dotées de systèmes d’irrigation. Ces systèmes sont principalement utilisés dans les provinces de Prey Veng, de Svay Rieng, de Takeo et de Kompong Speu.
En milieu rural, 26 % de la population a accès à de l’eau potable contre 54 % en milieu urbain. Le pourcentage de la population desservie par un système d’assainissement de l’eau est de 17 %.
Sources :
AQUASTAT Information System on Water and Agriculture Country profiles
UNDP, 2006. Human Development Report. Beyond scarcity : power, poverty and the global water crisis.
Le secrétariat international de l’eau, 2005. Livre Bleu : Burkina Faso. L’eau, la vie, le développement humain.
Oxfam-GB
Unesco, 2006. Water a shared responsibility The United Nations World Water Development Report 2.
World Bank, 2007. World Development Indicators database.