Nicaragua: Du cœur au ventre, des légumes pour tous


Lili-Anna Pereša à la rencontre des familles au Honduras et au Nicaragua

De retour d’une visite au Honduras et au Nicaragua, la directrice générale de ONE DROP, Lili-Anna Pereša, a été très touchée de constater l’effet des projets de ONE DROP sur les familles bénéficiaires. Au cours de son périple, elle a bien sûr eu l’occasion de visiter des villages, des écoles et des jardins, mais ce qu’elle retient surtout, ce sont les rencontres avec les gens. Voici quelques récits qui témoignent de la façon dont ONE DROP contribue à changer les choses dans ces communautés.

Du cœur au ventre : des légumes pour tous

Premier constat : les projets d’accès à l’eau font bien plus que nourrir les familles, ils leur assurent une sécurité alimentaire. Les résultats sont particulièrement probants au Nicaragua où le projet, amorcé en 2005, est entré dans sa phase de consolidation. «J’ai été impressionnée de voir que les familles parviennent à se sortir complètement de la pauvreté. Elles ne sont plus en mode de survie», rapporte Lili-Anna Pereša. Grâce aux techniques d’agriculture apprises (par exemple, les systèmes d’irrigation et la rotation des cultures), les femmes peuvent non seulement nourrir leur famille proche et élargie, mais également vendre une partie des récoltes et ainsi, disposer d’un peu d’argent. India, une Nicaraguayenne, raconte : « Nous nous sommes acheté une balance. Chaque semaine, les femmes du village se rassemblent pour mettre en commun leur surplus. L’une d’entre nous se rend au marché en autobus pour connaître la concurrence et fixer le prix. Le chauffeur d’autobus lui réserve une place à l’avant : il veut avoir le premier choix pour l’achat de ses légumes. » Pour une famille, la culture d’un potager exige environ quatre heures de travail par jour, mais elle en vaut largement l’effort. « Je ne veux plus jamais être si pauvre », a confié India.



Publié le 12 février 2010