Ouvrir le robinet et remplir un verre d'eau est un geste simple, quotidien. Pourtant, l'accès à l'eau potable est loin d'être un acquis et exige de nous la plus grande vigilance. À quelques heures de route de Montréal, la communauté autochtone de Kitigan Zibi est condamnée à boire de l'eau en bouteille. Comme en plusieurs autres endroits au Québec, l'eau des puits ou des réseaux ne peut être consommée car elle pose des risques pour la santé. Pour que tous aient accès à une eau répondant aux normes, il faut continuer à investir dans les infrastructures. Il n'est pas suffisant de construire, il faut aussi entretenir et renouveler le réseau. À Montréal, par exemple, le tiers des conduites d'eau a plus de 50 ans. |
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Au-delà des investissements, la protection de nos sources est essentielle. Lorsque l'eau est trop polluée, le traitement devient coûteux, parfois même impossible. Au Québec, nous laissons trop souvent les lacs et cours d'eau se dégrader, quitte à accroître le traitement par la suite. Il existe pourtant d'autres façons de faire. À Vancouver, par exemple, on protège 585 km2 de territoire autour de la source d'eau potable de la ville. Les gestes qu'on pose dans l'ensemble de nos activités, du traitement des eaux usées jusqu'à l'agriculture, ont tous un impact sur l'accès à l'eau potable, aujourd'hui et pour demain. |