Usages récréatifs

Plonger dans l'eau rafraîchissante du fleuve ou d'un lac devrait aller de soi dans une région comme la nôtre. Pourtant, les endroits où pratiquer cette activité sont souvent inaccessibles. Les rives sont bétonnées, les terrains au bord de l'eau sont privatisés. Nous regardons le fleuve de loin et nous construisons des piscines.

Il n'est pas trop tard pour créer plus d'accès à l'eau non seulement pour la baignade, mais aussi pour la pêche, le canotage ou la simple contemplation. La population le désire, la métropole en offre le potentiel. Économiquement et socialement, nous en sortirions tous gagnants.

Si nous voulons pouvoir profiter des joies de l'eau encore longtemps, nous devons aussi nous rappeler que les rives et cours d'eau sont vivants.

Lorsqu'on jette des déchets en bordure d'un cours d'eau, qu'on arrache les plantes et coupe les arbres, qu'on gazonne ou qu'on bétonne les rives, on crée un déséquilibre dans le milieu. Des animaux meurent ou se blessent dans nos déchets, les polluants ruissellent dans l'eau sans arbres pour leur faire obstacle, les algues bleu-vert prennent le contrôle et des poissons disparaissent. De la pêche à la baignade, toutes nos activités en souffrent.

Les lacs et rivières sont si beaux au naturel, préservons-les ainsi!

Quelques chiffres

  • En 2002, 9 % de la population riveraine s'est baignée dans le fleuve Saint-Laurent.
  • De Cornwall au lac Saint-Pierre, seulement 10 % des milieux riverains secs du fleuve Saint-Laurent sont encore à l'état naturel.
  • Près de la moitié des plantes à statut précaire du Québec sont associées à des milieux riverains ou humides.

En savoir plus

  • Le livre Nos lacs d'André Hade s'adresse à tous ceux qui fréquentent les lacs ou s'intéressent à leur protection.
  • Le guide Rives et nature : guide de renaturalisation vous révélera où planter des végétaux, lesquels choisir et comment réussir une bande riveraine efficace.

Exemples de ce qui se fait

  • Au fil des ans, les comités ZIP ont restauré ou nettoyé plus de 150 km de rives de cours d'eau et ont ramassé plus de 2 050 tonnes de déchets.
  • Deux comités ZIP et Éco-Nature travaillent au projet de Route bleue du Grand Montréal. Ce projet vise à rendre le fleuve plus accessible aux petites embarcations et à sensibiliser la population à la préservation du milieu.
  • Le Regroupement Montréal Baignade a organisé plusieurs baignades symboliques dans le Saint-Laurent pour faire la promotion de l'accès aux berges.

Gestes que vous pouvez poser