Les usages récréatifs de l’eau à Québec

Nos ancêtres ont connu la belle époque où les eaux du fleuve Saint-Laurent, en bordure de Québec, étaient un haut lieu d’activités nautiques en tous genres. Le XXe siècle a toutefois vu la pollution augmenter de façon dramatique, avec pour corollaire une détérioration importante de la qualité des eaux qui a mené à la fermeture des plages publiques et à l’abandon de plusieurs lacs et rivières au cours de la décennie 1960.

Une vingtaine d’années plus tard, le gouvernement provincial a entrepris de déployer des efforts importants pour perfectionner les systèmes d’assainissement et améliorer la qualité de l’eau. Plusieurs sites ont depuis été rendus à la population, bien que de nombreux autres demeurent

toujours impropres à la baignade et, parfois même, à tout usage récréatif. Dans la plupart des cas, la piètre qualité de l’eau est le résultat de la contamination engendrée par les débordements occasionnels d’eaux usées.

Par ailleurs, plusieurs lacs de la région de Québec sont affectés par des problèmes d’acidification qui nuisent eux aussi aux activités de plaisance. Ainsi, selon le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), un lac sur deux est susceptible de subir des dommages biologiques résultant de cette problématique.

Quelques chiffres

  • 15,3 % des 170 lacs dont la qualité de l’eau a été analysée par le MDDEP se sont révélés acides.

  • Jusqu’en 1996, la rivière Saint-Charles détenait le titre peu convoité de rivière la plus polluée au Canada. Les débordements d’égouts y étaient nombreux et engendraient le déversement dans le cours d’eau de quelque six milliards de litres d’eaux usées par année.

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Un exemple de ce qui se fait

  • Québec a depuis quelques années entrepris de redonner l’accès aux cours d’eau à ses citoyens, notamment par la création de parcs linéaires. Le projet de réhabilitation de la rivière Saint-Charles témoigne de cette volonté. On a en effet construit 12 bassins de rétention afin de contrer les débordements d’eaux usées et on a revitalisé les berges du cours d’eau pour faire place à la nature. Couronné de succès, le projet a été honoré en 2009 par la Fédération canadienne des municipalités, qui lui a décerné le prix des Collectivités viables (eaux usées), qui souligne l’excellence en matière d’innovation et de développement durable.

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