
Description du projet
L’eau est essentielle à la vie. Tout commence par une goutte d’eau. L’accès à l’eau saine donne aux collectivités la possibilité d’apprendre, de se développer et de s’épanouir. C’est pourquoi ONE DROP travaille sur plusieurs fronts pour faire une réelle différence.
Grâce à une approche unique axée sur les arts, ONE DROP met en œuvre des projets d’éducation et des solutions adaptées d’accès à l’eau saine et favorise l’octroi de prêts de microfinancement, contribuant ainsi au développement durable de nombreuses communautés.
Les projets créatifs menés par ONE DROP partout dans le monde visent à sensibiliser la population aux enjeux relatifs à l’eau et à encourager l’adoption de pratiques responsables de gestion de l’eau.
La réalisation du projet URBAN+EAU de ONE DROP, en collaboration avec le Partenariat du Quartier des spectacles, met en valeur la créativité, le caractère innovateur et avant-gardiste de Montréal par la présentation d’un projet d’art urbain à la fois artistique et porteur de multiples messages. Notamment, l’eau comme enjeu social et environnemental, l’eau comme source d’inspiration, l’eau comme fondement des collectivités humaines, l’eau au cœur et autour de la ville de Montréal.
L’art urbain a été privilégié comme médium car il permet d’explorer le canevas urbain tout en suscitant une réflexion sur la place que l’eau occupe dans la vie urbaine : Le Fleuve St-Laurent comme source d’approvisionnement, le système d’égouts comme source de pollution, les murs de la ville comme sources d’inspiration, les Montréalais comme moteurs de changement. Les quatre œuvres d’art urbain seront présentées du 17 mai au 17 septembre 2011 dans le grand territoire du Quartier des spectacles.
Ensemble, dans un geste de solidarité globale, nous avons le pouvoir et la responsabilité d’agir.
Description des œuvres
Caroline Hayeur

Titre de l’œuvre : Niveau/Level
Lieu de diffusion : Le mur ouest du Théâtre du Nouveau Monde
Caroline Hayeur s’inspire des techniques utilisées par Publicité Sauvage pour créer une murale d’une hauteur de 5 pieds et d’une longueur de 60 pieds qui regroupera l’ensemble de son œuvre. Cette murale sera recouverte d’un verni protecteur et installée à une hauteur précise pour éviter les actes de vandalisme. Le nettoyage se fera avec un appareil à pression.
Matériaux utilisés et accrochage : Impression sur papier de riz, encollée sur de la brique et recouverte d’un verni.
Description : Quoi de plus commun, dans notre société nord-américaine, qu’une piscine. Notre corps, extirpé d’un bassin, retrouve le plaisir de l’eau dans la baignade. Inspirée par les techniques utilisées par Publicité Sauvage, cette murale de grand format se veut une mise en situation irréelle représentant la lente décrue de l’eau potable au fil des générations, à travers une série photographique de personnes pratiquant l’aquaforme…
Biographie de l’artiste : Membre du collectif de photographes Agence Stock Photo depuis une quinzaine d’années, Caroline Hayeur explore les formes de socialisation contemporaines à travers une quête de convivialité, d’émotion et de ritualité. Ses projets Rituel festif : Portraits de la scène rave à Montréal, Tanz Party et Amalgat – Danse, tradition et autres spiritualités ont fait l’objet de publications et ont été présentés au Québec et à l’étranger. Avec l'exposition Humanitas, présentée en décembre prochain à La Maison de la culture du Plateau Mont-Royal, elle dresse un inventaire des émotions fortes qui ponctuent la vie, de la naissance à la mort. La vérité n’est pas l’objet de sa pratique (pas de photos documentaires ni produites à la remorque d’un média, ni le résultat d’une commande « x »). Derrière sa quête d’universalité, elle reste déterminée à illustrer « l’ici, maintenant ». En collaboration avec la musicienne Myléna Bergeron, elle a formé le duo Les Ying Yang Ladies qui œuvre en arts médiatiques. Caroline Hayeur enseigne le photojournalisme à l’Université du Québec à Montréal.
Christian Miron

Titre de l’œuvre : Bruits de Fond
Lieu de diffusion : À l’intersection De Maisonneuve et Berri, devant la zone menant à l’entrée de la Grande Bibliothèque.
L’installation est composée d’une structure d’acier ayant une empreinte d’environ 4 pieds par 4 pieds et une hauteur d’environ 6 pieds. L’installation n’endommagera pas le trottoir puisqu’elle sera déposée, et non ancrée, au sol. Le poids des plaques d’acier est suffisant pour assurer la stabilité de l’installation.
Matériaux utilisés : Structure d’acier déposée sur le trottoir, devant la zone menant à l’entrée de la Grande Bibliothèque
Description : Le chemin normalement emprunté par l’eau est ici parcouru par le bruit de la ville qui oscille entre le calme et l’agitation. Deux éviers placés à la verticale deviennent un capteur stéréophonique du flux urbain. Le dispositif ressemble à une paire d’yeux qui pourrait donner l’impression aux passants d’être observés. Ce regard invite à s’immiscer dans l’œuvre pour accéder à une expérience acoustique de la ville.
Biographie de l’artiste : Christian Miron envisage son travail comme celui d’un artiste multidisciplinaire, d’un interventionniste, mais aussi et surtout d’un chercheur créatif qui voit dans l’objet (physique ou sonore) une source infinie d’expérimentation. Sa démarche artistique est guidée par plusieurs dynamiques et est liée à ses préoccupations à la fois esthétiques et sociétales.
En mai 2000, il participe à l’exposition collective Post-Audio Esthetic à la galerie Clark ou il tient plusieurs rôles : scénographe, designer/sculpteur, D.J./musicien. Attiré par le travail de l’artiste Massimo Guerrera, il crée en 2002 une trame sonore pour le projet Darboral exposé au Musée national des beaux-arts du Québec, qui a mené au lancement d’un album à tirage limité par l’étiquette ORAL. En 2009 et 2010 ses œuvres sont présentées à l’atelier PUNKT lors des expositions Peut mieux faire et Blanc. Son travail, fondé sur la récupération, détourne toujours de façon ludique l’usage de l’objet. Notamment en transformant un baril de machine à laver en pouf lumineux, un évier en luminaire ou une grande quantité de bouchons de vin en panneau pictural.
En tant que musicien, il s’est produit entre autres à MUTEK, Champs Libre et au Piknic Électronik. Il collabore depuis plus de dix ans avec Jérôme Minière et produit de nombreuses soirées dédiées à la musique électronique. Il est membre fondateur du collectif Parallaxe depuis 2004 et participe au projet DJ Orchestra mis sur pied par le label Complot.
Peter Gibson alias Roadsworth

Titre de l’œuvre : Pétrole de vie
Trois lieux de diffusion : 1) La rue Ontario, entre les rues St-Denis et De Sanguinet; 2) le carrefour Sainte-Catherine et St-Denis ; 3) le carrefour, au coin des rues Mayor et Balmoral.
Matériaux utilisés : Peinture latex domestique non-toxique et non-glissante sous la pluie.
Dans chaque cas, les œuvres s’adressent aux piétons et ne nuisent pas à la conduite automobile que ce soit visuellement ou en créant une entrave physique.
Description : Fidèle à son œuvre, Roadsworth propose de réinterpréter le mobilier urbain, mais sans l’endommager et pour une période éphémère. Tout d'abord, en utilisant la ligne jaune sur la rue Ontario, entre les rues St-Denis et De Sanguinet, qu’il transforme en un immense boyau d'arrosage. Ensuite, en utilisant quatre descentes communes au trottoir du carrefour Sainte-Catherine et St-Denis (OU De Maisonneuve et Sanguinet) pour en faire le lit d’une rivière à partir d’un robinet peint qui se répand vers l’égout bien réel. Finalement, une œuvre de plus grande taille transforme le carrefour au coin des rues Mayor et Balmoral en une gigantesque goutte d’eau.
Le projet de Roadsworth fait appel à plusieurs éléments banals de l'infrastructure montréalaise pour souligner des enjeux importants relatifs à l'eau tels que la conservation, l'accès à l'eau potable et certains produits d'activités humaines qui les menacent, notamment la pollution et le gaspillage de l'eau en général. En choisissant les marquages de rue comme point de départ et en privilégiant les motifs répétés sur les trottoirs et les bouches d'égouts, par exemple, Roadsworth crée une série de réflexions à partir d’éléments omniprésents dans notre environnement, mais non remarquables. L’œuvre suggère donc que notre relation avec l'eau est semblable à celle avec notre environnement quotidien : elle est souvent prise pour acquis. En modifiant le paysage urbain de façon ludique, le but est de provoquer un dialogue inattendu chez les passants par rapport à leur environnement et aux questions importantes concernant l'eau. Pour atteindre ces objectifs et créer ses images, Roadsworth se sert de pochoirs et de peinture, c’est-à-dire ses outils habituels.
Biographie de l’artiste : Roadsworth a commencé à peindre les rues de Montréal à l’automne 2001. Motivé originalement par un désir d’élargir le réseau des pistes cyclables en ville et par un questionnement sur la « culture de l'automobile » en général, il a continué à élaborer un langage autour du marquage des routes et d’autres éléments du paysage urbain en utilisant une technique de pochoir. À l’automne 2004, Roadsworth a été arrêté en raison de ses activités artistiques nocturnes, puis il a été inculpé de 53 chefs d'accusations. Malgré la menace de lourdes amendes et son casier judiciaire, il a reçu une sentence relativement légère qu'il attribue partiellement à l'appui du public suivant son arrestation. Depuis ce jour, Roadsworth a reçu plusieurs commandes d’œuvres et continue à travailler dans les domaines des arts visuels et de la musique.
Sylvain Robert

Titre de l’œuvre : Bateaux
Lieu de diffusion : Le boulevard St-Laurent, entre la rue Sherbrooke et le boulevard René-Lévesque
Matériaux utilisés et accrochage : Impression sur feuille d’aluminium 1/16; dimensions : 14 pouces de hauteur par 20 pouces de largeur; attaches : identiques aux panneaux de signalisation; Tridon en inox recouvert de caoutchouc; hauteur de montage : 10 pieds du sol.
Les embarcations seront installées sur les lampadaires à une hauteur sécuritaire, soit à environ 15 pieds, sans toutefois interférer avec les panneaux de signalisation. De plus, elles seront installées en parallèle avec le trottoir pour éviter de devenir une source de distraction pour les automobilistes.
Description : Bateaux, de Sylvain Robert, trace un parallèle entre le boulevard St-Laurent et le fleuve du même nom en présentant une série de panneaux sur lesquels sont imprimés divers types de bateaux, tous accompagnés d’une courte pensée poétique.
Biographie de l’artiste : Conjointement à sa démarche en arts numériques, notamment en animation et encourt métrage, Sylvain Robert poursuit depuis plusieurs années un travail artistique en arts plastiques. En 1993 il présente Bananalogie, une exposition charnière dans laquelle le matériau principal est la pelure de banane. Depuis, il expose régulièrement à Montréal et à l'étranger. En 2009 il conçoit et réalise les décors vidéographiques de La Dame de Pique des Grands Ballets Canadiens de Montréal.
Les courts métrages de Sylvain Robert ont été primés sur la scène locale et internationale. Depuis 2001, il enseigne au Département de Design & Computation Arts à l’Université Concordia, à Montréal. Il termine présentement une maîtrise en Animation 3D and Motion Capture à l’Université de Rome, en Italie.
« Par l'entremise de mon travail artistique, je cherche à provoquer une réflexion sur des thèmes contemporains tels l'environnement, la religion, la sexualité et l'injustice. Je m'amuse à transformer subtilement des objets du quotidien et je les plonge dans un contexte inhabituel. Mon travail ne se veut pas un lieu de contestation, mais plutôt un espace de constatation et de réflexion. »
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Partenaires
ONE DROP et le Partenariat du Quartier des spectacles souhaitent remercier pour leur collaboration :
