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Afrique

L'histoire de Fatimata, artiste et meneuse de jeu

femme avec groupe

Cette histoire parle de LEADERSHIP.
Il n’y est pas seulement question d’une artiste. Il s’agit d’une histoire qui relate la détermination d’une femme à inspirer les autres et à mettre à profit le changement positif.

Fatimata Maïga est une mère au foyer du village de Falagountou, dans la région sahélienne du Burkina Faso. Elle est seule à pourvoir aux besoins de ses cinq enfants et de sa mère. Pour y arriver, elle organise des activités de sensibilisation centrées sur l’épanouissement des femmes. Lors de chaque rencontre, elle aborde les questions des maladies diarrhéiques et de la défécation en plein air, pratique qu’elle exerce elle aussi (non sans honte), faute d’avoir une latrine à son domicile.

Mais, l’histoire de Fatimata est sur le point de changer.

En dépit du rejet et même du mépris des autres femmes de son village, qui considèrent les activités artistiques comme étant l’apanage des paresseux, Fatimata décide de participer à la constitution d’une troupe de théâtre dans le cadre du projet Eau et Croissance Économique Durable au Sahel (ECED-Sahel), cofinancé par One Drop. Elle-même artiste, elle prend alors le rôle de meneuse de jeu, rôle traditionnellement réservé aux hommes.

Ce nouveau mandat artistique et le défi qu’elle s’est fixé d’éduquer les personnes autour d’elle lui permettent dès lors d’inspirer toute sa communauté et d’y promouvoir le changement de façon active. La rémunération qu’elle reçoit lui permet de se consacrer à une petite entreprise et de réaliser ses objectifs, tels que l’achat d’un congélateur pour fabriquer et revendre des glaçons, la construction d’une latrine chez elle, et la fondation de sa propre entreprise de fabrication de savons.

Le théâtre et le conte permettent aux membres des communautés de faire entendre leurs messages. En date d’aujourd’hui, les messages de Fatimata ont été entendus dans six communautés différentes. On lui demande de parler des comportements positifs en lien avec l’eau dans les ménages, elle gère diverses activités génératrices de revenus, et elle a inspiré des membres de sa famille et des voisins à construire des latrines eux aussi. « Grâce à l’art social, je suis une femme respectée et écoutée. Je sais que je ne pourrais pas amener toute ma communauté à changer radicalement de comportement, mais je sais que ce sera progressif, car ce que l’on voit déjà nous rassure ».

Jusqu’à présent, One Drop et ses partenaires ont changé l’histoire de près de 180 000 personnes en Afrique.

Changeons le cours de l’histoire. Ensemble.

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